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Accident à l’étranger : 5 conseils pour bien réagir

Gérer avec calme un accident de la route n’est jamais facile, surtout s’il a lieu à l’étranger. D’où l’importance d’agir avec méthode, en ayant connaissance des démarches à accomplir.

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Avoir sous la main les documents indispensables

Si vous circulez avec votre véhicule en Europe, vous devez avoir la carte verte de votre véhicule (fournie chaque année par votre assureur), document reconnu dans 46 États membres européens et qui prouve que vous disposez d’une garantie de responsabilité civile obligatoire.

Pour être sûr que votre assurance auto pourra jouer en cas d’accident, vérifiez au recto de la carte verte que la case correspondant aux différents pays dans lesquels vous allez circuler n’est pas rayée : à défaut, une assurance locale sera nécessaire.

Vous devez également disposer d’au moins un exemplaire de constat amiable papier : même rédigé en français, ce formulaire peut être complété par le conducteur adverse, car ses rubriques sont strictement identiques pour chaque pays européen. Le constat amiable vous permet de déclarer les circonstances de l’accident sans rien oublier. Attention : l’e-constat en vigueur depuis quelques mois en France ne peut pas être utilisé à l’étranger.

Recueillir immédiatement tous les éléments importants

Si le conducteur adverse est conciliant, le constat amiable sera rempli et signé sans difficulté. S’il ne l’est pas, il peut, comme tout automobiliste français, refuser de le remplir. Il est alors crucial de noter le numéro de son véhicule, le numéro de sa police d’assurance et les coordonnées de son assureur (inscrites sur sa carte verte).

Il est également essentiel, si vous êtes en mesure de le faire bien sûr, de prendre des photos et de noter les coordonnées complètes (adresse et téléphone) des témoins éventuels, même si dans certains pays européens, la police doit intervenir pour dresser un procès-verbal.

Enfin, si le conducteur adverse prend la fuite, vous devrez impérativement déposer plainte auprès des autorités de police locales.

Appeler rapidement le service d’assistance

Dès l’accident, si vous êtes en mesure de le faire, appelez le service d’assistance de votre assureur (vous devez toujours avoir ce numéro spécifique à portée de main). Cette démarche est importante car s’il y a des blessés, si vous n’êtes plus en mesure de conduire ou si le véhicule ne peut plus rouler, votre assureur pourra vous guider et prendre en charge les premiers secours : remorquage jusqu’à un garage, envoi de pièces détachées nécessaires à la réparation, hébergement, voire rapatriement du véhicule et de ses passagers.

Respecter les délais de déclaration de l’accident

Une fois toutes ces formalités accomplies, faites parvenir à votre assureur, ainsi qu’au bureau local membre du système carte verte (ses coordonnées figurent au verso de chaque carte verte), votre exemplaire de constat amiable, dans les 5 jours ouvrés suivant l’accident. Utilisez de préférence le courrier recommandé avec accusé de réception.

Dans tous les cas, vous devez conserver les justificatifs des éventuelles dépenses que vous avez eu à supporter (hébergement, réparations, consultations médicales, bulletins d’hospitalisation…) pour pouvoir obtenir une indemnisation à votre retour.

Jouer de prudence

Si l’accident intervient dans un pays qui n’adhère pas au système carte verte, le processus d’indemnisation risque d’être plus long et plus compliqué, car ce sont alors les règles du pays de l’accident et les modalités du contrat d’assurance spécifique que vous avez souscrit qui s’appliquent. Il en ira probablement de même si l’auteur de l’accident n’a pu être identifié.

Enfin, sachez que si vous circulez avec un véhicule de location, que ce soit en Europe ou hors de ses frontières, les démarches à effectuer sont globalement identiques. Mais par prudence, renseignez-vous auparavant auprès du loueur.

Agence MIG/Uni-éditions - juillet 2015

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