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Prévoyance : les points clés pour bien se protéger

Certaines idées reçues ont la vie dure. Par exemple, la certitude que l’on est financièrement protégé contre les risques de l’existence, que ce soit le décès ou l’invalidité, par son entreprise, sa complémentaire santé ou par sa multirisque habitation…Ce n’est pas toujours le cas. Explications.

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Distinguer prévoyance collective et prévoyance individuelle

De nombreux salariés bénéficient aujourd’hui des garanties d’un contrat de prévoyance collectif, obligatoire ou facultatif. Ces prestations sont essentielles car les sommes versées par les régimes obligatoires de Sécurité sociale en cas d’invalidité ou de décès sont maigres. Pour autant, dans certaines situations, ces sommes peuvent être insuffisantes (famille nombreuse, conjoint qui ne travaille pas, départ imminent à la retraite…) ou inexistantes (licenciement…) : elles doivent donc être complétées par des garanties de prévoyance individuelle. Les indépendants (commerçants…) et les professionnels libéraux n’ont pour leur part pas le choix : pour être correctement couverts en cas d’accident de vie, ils doivent opter pour des contrats de prévoyance individuelle.

Comprendre le rôle de l’assurance décès invalidité

La définition de l’assurance décès (ou temporaire décès) est de permettre aux ayants droit de la personne décédée (conjoint, enfants…) ou à toute autre personne désignée, de percevoir un certain capital : 50 000 €, 100 000 €, voire bien davantage. Lorsque les bénéficiaires sont des enfants, le contrat peut garantir une rente éducation jusqu’à la fin de leurs études par exemple.

Pour l’assurance invalidité ou le risque de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), les sommes garanties bénéficient ici à la personne assurée : elles lui permettent de compenser partiellement ou totalement ses pertes de revenus puisqu’elle ne peut plus travailler.

Pour ajuster au mieux le montant du capital à garantir, il est nécessaire de recenser au préalable toutes les garanties collectives et individuelles dont on dispose (garantie décès attachée à un prêt immobilier, garantie des accidents de la vie privée, individuelle accidents…), d’évaluer son patrimoine immobilier et financier, et d’estimer également ses besoins financiers sur le long terme.

Souscrire une prévoyance individuelle

La souscription d’un contrat de prévoyance individuelle obéit à des règles particulières : au-delà d’un certain capital et/ou d’un certain âge (ces critères sont propres à chaque assureur), un questionnaire de santé et diverses formalités médicales (prise de sang…) sont exigés.

Dans tous les cas, contrairement à l’assurance vie, les sommes versées restent acquises à l’assureur si la personne assurée ne devient pas invalide. Même chose si elle ne décède pas ou si elle cesse de s’assurer, y compris au terme de nombreuses années.

La fiscalité de l’assurance décès

Les capitaux versés dans le cadre d’un contrat de prévoyance individuelle échappent à tout prélèvement au titre des droits de succession. Dans certains cas, la prime versée au titre de l’année précédant le décès (1 000 € par exemple), et elle seule, est éventuellement imposable.

Agence MIG/Uni-éditions - septembre 2015

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