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Cambriolage, comment réagir ?

Même si les chiffres de la délinquance semblent orientés à la baisse depuis quelques mois, le nombre des cambriolages reste très élevé : plus d’un million de vols et tentatives de vol à l’encontre de résidences principales ou secondaires ont ainsi été déclarés en 2013. Pour se faire indemniser suite à un cambriolage, des démarches et des précautions spécifiques sont nécessaires.

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Dès que vous constatez le cambriolage de votre résidence, ou lorsque vous en avez connaissance, par l’intermédiaire d’un voisin par exemple, 3 mesures doivent être prises dans les 48 heures

3 mesures à prendre immédiatement

  • Informez votre assureur du vol ou de la tentative de vol. Faites-le aussi vite que possible par téléphone ou par mail, et confirmez aussitôt votre déclaration par lettre recommandée avec accusé de réception, celle-ci devant être envoyée dans les 2 jours ouvrés qui suivent l’événement (c’est la date d’expédition qui compte). Par souci d’efficacité, indiquez les premiers éléments dont vous disposez : références de votre contrat ; lieu, date et horaire auquel vous avez découvert le cambriolage ou en avez été informé et, le cas échéant, nom de la personne qui l’a découvert (enfants, femme de ménage, voisin…).
  • Portez plainte auprès des autorités de police (même s’il s’agit de la gendarmerie de votre lieu de vacances) : cette démarche doit en principe être réalisée dans les premières 24 heures qui suivent. Par la suite, vous expédierez à votre assureur une copie de votre dépôt de plainte.
  • Demandez à votre assureur son feu vert pour faire réaliser les réparations permettant d’éviter un autre cambriolage : pose d’une serrure si la porte d’entrée a été fracturée, remplacement d’un vitrage, etc. Cet accord de l’assureur est crucial : il vous permet de ne pas effacer les indices ou les preuves nécessaires à la mise en œuvre de la garantie vol de votre contrat d’assurance habitation.

Estimer le préjudice d’un cambriolage

Pour être correctement indemnisé, vous devez lister d’une part les objets dérobés, abîmés ou vandalisés, et d’autre part en indiquer la valeur : c’est ce que l’on appelle dresser un état estimatif de ses pertes. Pour plus de précision, aidez-vous des justificatifs de toutes sortes qui permettront de prouver l’existence de ces objets (mobilier courant, appareils électriques ou électroniques, linge, vêtements, objets de valeur…) : factures, tickets de caisse, bons de garantie, inventaire notarié (pour les objets reçus par héritage ou donation) et photos en situation notamment.

Il n’existe aucune date butoir pour envoyer ce listing à votre assureur, mais le plus tôt est le mieux. Pas question non plus de vous débarrasser des objets abîmés : photographiez-les et/ou conservez-les pour pouvoir les montrer à l’expert éventuellement mandaté par votre assureur.

Une fois ce travail réalisé, faites parvenir à votre assureur cet état des pertes ainsi qu’une copie de votre dépôt de plainte.

Vérifier les modalités de la garantie vol

Une fois ces démarches effectuées, l’indemnisation dépend des modalités de la garantie vol de votre multirisque habitation, notamment des moyens de protection exigés, mais surtout mis en œuvre (serrure blindée, fermeture des volets dès 22 heures par exemple, quelle que soit la durée de votre absence…).

Elle dépend aussi des circonstances du vol : il doit ainsi y avoir effraction probante (porte d’entrée endommagée…) ou circonstances listées au contrat (usage de fausses clés, vol commis avec menaces ou violence sur les personnes…).

Enfin, il faut savoir que l’indemnisation des objets de valeur (tapis, tableaux…) et des objets précieux (bijoux…) est souvent plafonnée. Et quant à l’indemnisation des objets dérobés non pas dans le logement lui-même, mais dans ce qui est considéré comme une dépendance (cave, garage….), tout dépend, là encore, des modalités de votre contrat.

Agence MIG/Uni-éditions - juillet 2015

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