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Taux d’intérêt bas : comment booster son épargne ?

Pouvoir emprunter à très bon compte, du fait de taux d’intérêt très bas, comme c’est le cas depuis de nombreux mois, est une excellente nouvelle pour ceux qui envisagent une acquisition immobilière. A contrario, cette conjoncture pénalise le rendement que les épargnants peuvent espérer de produits réglementés, notamment de l’assurance vie. Comment s’adapter à cet environnement ?

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La nouvelle donne des fonds euros

Lorsqu’un épargnant choisit l’assurance vie dans une optique de sécurisation de son placement, il choisit la sécurité et la liquidité à tout moment du fonds en euros de son contrat. Il choisit également un rendement supérieur à l’inflation. Or, depuis quelques années, les actifs sécurisés obligataires qui composent l’essentiel des fonds en euros ont vu leur rendement baisser considérablement. Conséquence de cette mécanique des marchés : les rendements des fonds en euros ont eux aussi diminué.

D’autres perspectives de rendement

Pour que l’épargne soit le moins possible affectée par cette baisse de rendement, il existe différentes stratégies.

  • La première consiste, avec l’appui d’un spécialiste, à en transférer une partie vers des unités de comptes. Ces supports sont investis sur les marchés financiers (actions…) : leur valeur suit donc l’évolution des cours de bourse, à la hausse mais aussi, il ne faut pas l’oublier, à la baisse. En d’autres termes, ces supports n’offrent aucune garantie en capital contrairement au fonds en euros, mais ils peuvent être en parallèle source de meilleurs rendements.
  • La seconde stratégie consiste à investir une partie de son épargne vers un support « eurocroissance ». Avec ce support créé récemment, tout ou partie du capital investi sur une certaine durée (8 ans et plus) est garanti à l’échéance. En contrepartie de cette garantie à terme, et non au jour le jour comme pour un fonds en euros, la perspective de rendement est supérieure.

Un transfert prévu par la réglementation

Pour accompagner au mieux le passage du fonds en euros vers des unités de compte ou un contrat eurocroissance, il est tout d’abord possible d’élargir les perspectives de son contrat grâce à un transfert prévu par la réglementation, plus connu sous le terme d’« amendement Fourgous ».
Ce texte de loi offre la possibilité de basculer l’épargne de son contrat en euros (ou monosupport) vers un contrat multisupport de son établissement financier, très facilement, à tout moment, et sans aucune perte de l’antériorité fiscale de son contrat. Cette façon de faire permet d’accéder, on l’a vu, à d’autres supports, donc d’offrir à son épargne d’autres perspectives de rendements.

Des outils d’investissement pertinents

Pour faciliter et sécuriser au mieux cet investissement en unités de compte, nombre de contrats d’assurance vie multisupport comportent des outils dont il serait dommage de se passer.
L’option « investissement progressif » permet par exemple d’investir pas à pas dans des supports en unités de compte, donc de lisser dans le temps les risques éventuels de perte en capital liés à la fluctuation des marchés financiers.
Dans un esprit semblable, l’option « stop loss » permet de limiter automatiquement les moins values éventuellement constatées et l’option « sécurisation des plus-values » d’orienter automatiquement là encore, les gains vers un support plus sécurisé.

La possibilité de déléguer

Enfin, pour les épargnants qui ne souhaitent pas piloter eux-mêmes la gestion de leur épargne, il leur est possible de choisir un profil d’investissement adapté à leur objectif (constitution d’une épargne de précaution, préparation de la retraite par exemple), leur sensibilité au risque et à leur horizon de placement. Il leur est également possible de confier leur épargne à des spécialistes, dans le cadre d’un mandat de gestion.

Agence MIG/Uni-éditions - septembre 2015

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